S'inscrire gratuitement
 à la newsletter

S'abonner au flux rss


PUBLICITE

Bfm 54949713


Retrouvez la chronique d'ECOlife
dans l'émission Green Business
Diffusée tous les samedis à 15H
- Rediffusion le dimanche à 12H -
Sur BFM 96.4 à Paris



 ils ou elles
Jeunes diplômés : quels débouchés ?

15 juin 2009. - - Spéciale métiers durables - On attend beaucoup des emplois verts, mais en pleine crise, qu'en est-il du recrutement ? Etat des lieux, en haut du panier, avec quatre jeunes diplômés du mastère management de l'environnement et du développement durable d'HEC.
 Imprimer

Classé meilleure formation française de management environnemental par le cabinet SMBG, spécialiste de l'évaluation des formations supérieures, le mastère d'HEC assure à ses étudiants des débouchés professionnels sûrs. 68,8 % des diplômés de la promotion 2007 ont signé un contrat de travail avant la fin des cours, dans un contexte où les filières vertes ont du mal encore à se structurer.

Julia Michel-Roubaud, 25 ans, juriste

"J'ai fait des études en droit de l'environnement, suivies d'un an de lobbying à Bruxelles pour le compte des HLM. Ce mastère m'a séduite parce que je voulais approfondir mes connaissances en environnement en y ajoutant des compétences en business. En France, le lobbying marche beaucoup par copinage et grâce à son réseau, HEC met un bon pied à l'étrier dans le petit monde de l'environnement.

Faire cette formation est une vraie prise de risque et ça n'était peut-être pas la meilleure année vu le contexte économique mais je ne regrette pas. En commençant à travailler, je me suis rendue compte que la génération des trente-quarante ans - celle qui s'est attelée aux problématiques environnementales au sein des entreprises - apprend sur le tas et n'a pas toujours les bonnes clés d'analyse.

Je m'apprête à commencer un stage de six mois dans une grosse agence de pub, Ogilvy, qui lance une stratégie de communication responsable. Le pôle que je vais développer va servir à faire de la formation en interne. L'idée est d'essaimer dans toute l'entreprise, où, pour l'instant, rien n'a été mis en oeuvre. Un autre diplômé du mastère sera, quant à lui, en charge de mettre en place une offre d'éco-conception des pubs.

En lobbying, il peut arriver de défendre des positions indéfendables. Moi, j'ai besoin de donner un sens à mon travail. J'ai toujours été sensible à l'environnement, même si je ne suis pas militante et tiens une ligne pragmatique comme la plupart des étudiants dans ce mastère."

Luc Jonveaux, 24 ans, ingénieur

"J'ai fait une école d'ingénieur orientée en recherche sur la physique, la chimie et la bio, et, en cours de route, une spécialisation en imagerie médicale. Pendant mon stage d'ingénieur, j'ai travaillé sur un projet d'imagerie "bottom of the pyramid" [adressée aux consommateurs situés en bas de l'échelle des revenus, ndlr]. J'ai pris conscience qu'il ne fallait pas oublier le côté social de l'innovation. Au cours de ma formation scientifique, jamais je n'avais pu étudier en profondeur des notions comme le développement durable, le marketing, le management, la gestion des risques, etc. Grâce à ce mastère, j'ai réorienté ma spécialisation et me suis intéressé à la valorisation économique de la biodiversité.

Beaucoup de portes nous sont ouvertes, même si par rapport à ma sortie d'école d'ingénieur, il y a clairement moins d'offres, ce qui est peut-être dû à un effet "crise". Je n'ai pas encore d'emploi mais je fais un stage de recherche sur la valorisation économique de la biodiversité pour l'EiFER, un institut franco-allemand basé à Hambourg."

Xavier Brischoux, 26 ans, conseil

"Je suis diplômé de l'école de commerce Audencia à Nantes en marketing et stratégie. Après deux ans en conseil chez Accenture, j'ai eu envie de présenter ce mastère en troisième cycle. C'est un investissement assez lourd financièrement, la plupart des étudiants font un prêt pour le payer. Moi j'ai pris un risque modéré en négociant avec mes employeurs chez Accenture qu'ils me reprennent à la fin.

En plus d'apporter des bases très solides, cette formation a complètement changé ma vision de l'entrepreneuriat. Je me suis rendu compte que le développement durable allait vraiment de pair avec un esprit d'audace et d'innovation. On sent que notre job va consister à faire bouger les lignes. C'est pour cela que je trouve qu'on aurait notre place à des postes de stratégie globale des entreprises plutôt que dans les départements développement durable, même si, dans les faits, c'est là que sont les débouchés les plus évidents. Pour moi, les perspectives de rupture sont plutôt dans les petites entreprises et c'est, là, je pense, qu'on pourra donner notre mesure dans un premier temps."

Jean-Baptiste Tainturier, 23 ans, HEC

"Je fais partie des cinq étudiants qui ont pu, pour la première fois, choisir ce mastère comme majeure. Avant, il n'était pas proposé aux étudiants HEC. On ne peut pas dire que les étudiants se sont rués dessus quand il s'est ouvert car c'était la première année. Les voies royales restent la finance ou l'entrepreneuriat. D'ailleurs, les étudiants des autres majeures sont divisés. La moitié nous dit que ce qu'on fait est génial, l'autre pense qu'on ne fera pas d'argent. En tous cas, personne n'est indifférent. Je crois que la sélection sera plus rude pour la rentrée 2010.

J'ai fait ce pari parce que le tronc commun d'HEC me semblait assez complet pour me spécialiser en environnement. Je suis passionné par les problématiques de transport et ça me semblait être le chemin cohérent. A priori, je ne vais pas travailler dans une entreprise spécialisée dans l'environnement mais dans le secteur des transports. Ça n'empêchera pas la stratégie environnementale d'être un fil conducteur même si ça n'est pas encore le coeur de mon activité.

En termes de perspectives aujourd'hui, je ne sais pas si travailler dans les départements développement durable des grandes entreprises est ce qu'il y a de plus intéressant. On s'y occupe plus de communication que de stratégie."

A HEC, ces étudiants se sentent précurseurs. "On nous voit comme des José Bové" , plaisante Xavier. Ils en sont pourtant loin. Tous défendent une vision pragmatique de l'écologie, conscients du chemin qu'il reste à parcourir pour déployer leurs compétences à des postes stratégiques mais convaincus d'avoir fait le bon choix.

Par Anne de Malleray

Articles liés : 8
8/06/2010. - On trouve des démarches RSE dans tous les pays du monde
Philippe Vasseur, fondateur du World Forum Lille




Gd

Rencontre avec les acteurs du Green Business organisée chaque mois par ECOlife

7 minutes pour présenter sa démarche (finance, PME, association) en lien avec l'économie durable
Devant un public de dirigeants, entrepreneurs, financiers, avocats, journalistes, etc.
En partenariat avec le cabinet Lefèvre Pelletier, Ofi Private Equity Capital et Citizen Capital

Prochaine session : Jeudi 7 octobre 2010 - L'intelligence collective au service des futurs immeubles de bureaux - initiée par le GIE Enjeu Energie Positive, avec Bouygues Immobilier, Intel et Steelcase
Places limitées.
Les inscriptions ne seront ouvertes qu'après l'envoi de l'invitation.

Cliquez sur cette fenêtre pour accéder aux comptes rendus.

Pour proposer votre candidature, envoyez une courte présentation de votre projet à : contact@eco-life.fr

Nos partenaires :

Lpa gd

Ofi gd

Citizen gd



Alternative planétaire
   http://www.alternativeplanetaire.com/
ACIDD
   http://www.acidd.com/
Shake your planet
   http://www.shakeyourplanet.com/
VEOSEARCH
   http://veosearch.com/
Mentions légales ECOlife © 2008 - 2009