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 tendances
Petits prêts entre amis

1er septembre 2009. - De nouveaux sites internet mettent en relation prêteurs et emprunteurs sans passer par les réseaux bancaires traditionnels.
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Apparu aux Etats-Unis en 2005 avec le site Kiva (www.kiva.org) le microcrédit "peer to peer" (de particulier à particulier) permet à toute personne disposant d'un accès Internet et d'une carte bancaire de prêter de l'argent à taux zéro à des micro-entrepreneurs originaires de pays en voie de développement. Le premier site français de ce type, Babyloan (mini prêts), créé en septembre 2008, a été présenté lors des premiers Green Dating (lire aussi: Babyloan, la solidarité en quelques clics).

"En huit mois, nous avons enregistré 250 000 euros de prêts de la part de 3 500 internautes. Le prêt moyen est de 65 euros et dure six mois. Ces microcrédits ont financé 850 projets dans les pays du Sud", détaille Arnaud Poissonnier, le fondateur du site. Fidèle au principe du microcrédit, Babyloan prête à des personnes pauvres, exclues du crédit bancaire traditionnel, dont les photos et les projets sont affichés sur le site.

"Nous sélectionnons rigoureusement les institutions de microfinance qui sont nos partenaires sur le terrain, car ce sont elles qui reçoivent l'argent des babyloaniens et le redistribuent aux entrepreneurs. Le taux de perte sur nos crédits est particulièrement faible : autour de 2,8%", souligne Arnaud Poissonnier.

Face au succès de Babyloan, d'autres sites ont tenté de surfer sur la vague du microcrédit peer to peer. "Certains ont essayé de faire du prêt rémunéré mais ils ont été fermés. Par ailleurs, le microcrédit peer to peer ne s'entend, pour l'instant, que dans un échange Nord-Sud. En France, les institutions de microfinance se refinancent obligatoirement auprès des banques", précise Arnaud Poissonnier.

Pourtant, plusieurs sites non-bancaires proposent un accès au crédit entre particuliers. Friendsclear (www.friendsclear.com), lancé en novembre 2008, mise pour cela sur les liens familiaux et la solidarité entre amis. Le site ne prête pas d'argent mais accompagne juridiquement les personnes qui se connaissent et souhaitent s'accorder sur un prêt. "Nous les aidons à définir la durée, le taux d'intérêt et surtout à rédiger une reconnaissance de dette", précise Jean-Christophe Capelli, cofondateur du site. L'emprunteur bénéficie souvent de conditions plus avantageuses que dans une banque, et le prêteur d'une garantie de remboursement. Le site prélève une commission de 10 euros sur chaque contrat.

- Facebook, nouvel ami des emprunteurs-

Dans le même registre, Capangel (www.capangel.com) fait appel aux réseaux sociaux pour financer des projets d'entreprise. Sur ce site, tout entrepreneur peut présenter son business plan, déterminer son besoin de financement, et inviter les membres de son réseau (Facebook ou autre) à investir dans son entreprise. Cap Angel se charge de la collecte des fonds sur lesquels il prélève une commission de 6%.

Dernière innovation en matière de prêt, Après l'achat (www.apreslachat.com) propose aux membres inscrits sur Facebook de partager entre amis une liste de biens disponibles pour être empruntés et de créer ainsi une "communauté de prêt" avec leurs proches. En luttant contre la "dictature de l'achat", les créateurs du site espèrent encourager un nouveau mode de consommation plus économique et plus respectueux de l'environnement. Ce service est gratuit.

Alors que les banques traditionnelles ont perdu en partie la confiance de leurs clients dans la crise, le web est en train d'inventer de nouvelles solutions de collecte et de redistribution de l'épargne. Selon une étude du Gartner, cabinet d'analyse américain spécialiste du secteur des nouvelles technologies, les plateformes de prêt en peer to peer détiendront 10% du marché du conseil financier et du crédit aux particuliers en 2010. De quoi aiguiser les appétits, parfois voraces sur Internet.

Par François Schott

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8/06/2010. - On trouve des démarches RSE dans tous les pays du monde
Philippe Vasseur, fondateur du World Forum Lille




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