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Retrouvez la chronique d'ECOlife
dans l'émission Green Business
Diffusée tous les samedis à 15H
- Rediffusion le dimanche à 12H -
Sur BFM 96.4 à Paris


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Sale temps pour le carbone !

1er février 2010. -

Copenhague ne fut pas un échec. Qu'on se le dise. Même si on a oublié de nous l'expliquer. L'opinion prend le retour penaud et bredouille des négociateurs comme un "lâche soulagement" : encore quelques minutes, monsieur le bourreau ! Mais l'espérance d'une signature mondiale était très naïve. Cela fait longtemps que les rapports de force sur la planète ne sont plus dans la main de l'Europe. Pour autant, les Chinois sont parmi les plus actifs dans les énergies renouvelables. Les Américains ont trouvé une nouvelle frontière dans l'efficacité énergétique. L'Afrique est prête à monnayer ses espaces vierges. Le marché est plus fort que l'ONU. La lutte contre l'effet de serre est partie par le bas et non pas par le haut.
Qui n'a pas compris que les innovateurs et les consommateurs vont faire ce que les diplomates et les écologistes n'ont pas su imposer. Est-ce mieux, est ce moins bien ? Réalisme oblige, tirons en les conséquences.

La première pour nous Français est de nous sortir par le haut du guêpier de la taxe carbone. C'est ni plus ni moins le système européen des quotas qui est en jeu. Nos partenaires nous pardonneraient difficilement une remise en cause. Et on est loin d'y substituer la taxe aux frontières. Il faut sans tarder retrouver un consensus, sur le principe et sortir du marchandage sur les détails. Première bonne nouvelle : on va redonner aux branches industrielles, concernées par le marché des quotas, un rôle de proposition.
Deuxième coup de rein : le gouvernement doit rester à prélèvement zéro ; il sait qu'il joue la crédibilité de la fiscalité écologique dans la méthode. Attention danger ! Lâchons plutôt sur les recettes attendues et reprenons la pédagogie à la base. Les citoyens sont bienveillants mais les contribuables ne comprennent pas.
La communauté écologique doit tirer les leçons de ce contexte. Elle a sa part de responsabilité. Si elle dramatise inutilement, elle va "désespérer Billancourt". Si elle veut réduire la planète vivante à une carte postale, on ne la prendra plus au sérieux. La situation était trop simple pour être vraie. Les fissures de Copenhague vont lever les tabous et le politique incorrect va pouvoir se lâcher. Prenons-y garde et soyons plus rationnels et moins alarmistes. Soyons politiques et non idéologues : il n'y aura pas de réduction du carbone émis sans un cadre juste, dans nos pays comme dans le monde. La dimension sociale du développement durable est mise au défi. Cet enjeu est suffisamment critique pour qu'on convoque à nouveau le Grenelle. La méthode avait fait ses preuves. Relançons le processus. Mettons nous autour de la table et que les acteurs concernés prennent leur responsabilité à nouveau. Mais d'une façon ouverte, non dans un conclave où les cardinaux s'enferment.

Cela vaudrait aussi pour la loi Grenelle 2 qui est aujourd'hui sur le bureau de l'Assemblée et sur laquelle les lobbies veulent revenir. Voir la question de la gouvernance RSE. Pour éviter ces retour en arrière, il serait bien de rouvrir les salles de conférence, de remettre les chaises, de rappeler les participants, et de poursuivre ces dialogues de bonne volonté. N'ayons pas peur de parler carbone, et du reste. Pour que les changements à faire ne se carbonisent pas au moindre coup de chaleur. Ou de coup de froid!

Par Patrick D'Humières
Company 21 Institute

9/03/2010. - La croissance verte n'est pas un miracle, mais une nécessité absolue
Michèle Pappalardo
Commissaire générale au développement durable




Gd

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7 minutes pour présenter sa démarche (finance, PME, association) en lien avec l'économie durable
Devant un public de dirigeants, entrepreneurs, financiers, avocats, journalistes, etc.
En partenariat avec le cabinet Lefèvre Pelletier, Ofi Private Equity Capital et Citizen Capital

Prochaine session : Mardi 16 mars 2010 à 19H - Spéciale Biodiversité -
Inscriptions obligatoires dans la limite des places disponibles.
Les inscriptions ne seront ouvertes qu'après l'envoi de l'invitation.

Pour proposer votre candidature, envoyez une courte présentation de votre projet à : contact@eco-life.fr

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