Investisseur mais pas philanthrope. D'emblée, Jean-Marc Bally joue la carte de l'honnêteté lors de la session spéciale Electricité des Green Dating en partenariat avec Schneider Electric. Pour le directeur général de Schneider Electric Ventures, la vocation du fonds est "d'aider de jeunes sociétés innovantes à se développer" tout en rendant la pareille au groupe industriel. Une politique du donnant-donnant.
Créé en 2000, Schneider Electric Ventures lève un premier fonds de 50 millions d'euros, entièrement subventionné par Schneider Electric. A ce jour, il a financé plus de vingt sociétés, principalement en Europe, en Amérique du Nord, et en Asie. La plupart de ces entreprises naissantes sont dans les secteurs de l'environnement, de l'énergie ou des technologies de rupture.
La démarche vise à être "complémentaire". Schneider Electric Ventures apporte des capitaux dans une start up, qui, en échange, aidera le groupe français à trouver de nouveaux marchés. Principal critère de sélection : être rentable et pérenne afin de " nous permettre de gagner de l'argent", explique Jean-Marc Bally.
- " 15 à 20% " d'entreprises françaises -
Schneider Electric Ventures est sollicité par environ 1 300 sociétés par an. 40% en Amérique du Nord, 40% en Europe (dont 15 à 20% en France) et 20% en Asie (principalement en Chine). Afin de répondre à la demande, Schneider Electric vient de lancer un deuxième fonds de capital-risque vert, soutenu par Alstom, dont le nom est Aster Capital. Il a recueilli 70 millions d'euros d'engagements, et doit être complété par une deuxième levée de fonds en vue d'atteindre entre 120 et 150 millions d'euros.
Devant le public des Green Dating, Jean-Marc Bally présente plusieurs investissements réalisés par Schneider Electric Ventures. A commencer par la société française Jet Metal Technologies. Elle développe et commercialise une technique de revêtements métalliques innovante et écologique destinée à la décoration, par exemple.
Outre-Atlantique, Schneider Electric Ventures a investi dans une entreprise new-yorkaise, CPower, qui fait de la "demand response". Quand la consommation d'électricité dépasse la production (lors des fortes chaleurs estivales, par exemple), les réseaux sont vite perturbés. Dans ces cas-là, les clients de CPower acceptent de réduire leur consommation pour désengorger les réseaux d'électricité. Moins ils consommeront d'électricité, plus ils seront payés. A chaque nouvel investissement, Jean-Marc Bally se réjouit de travailler sur un marché " émergent et perfectible" et de constater que Schneider Electric est "un moteur de développement, un partenaire".
Par Laura Marzouk
http://www.se-ventures.com/
http://www.jetmetal-tech.com/
http://www.cpowered.com/